Sommaire
Résumé
Imaginons une vie d’adolescent, soit la chronique des joies et des peines d’une jeunesse où les émotions sont naturellement exacerbées : un arc des extrêmes, qui va de la honte la plus cuisante à la plus vibrante des exaltations. Ce sont les humiliations de l’école, où les adultes ne sont guère plus à l’écoute ou respectueux que les supposés « camarades » de classe. C’est la tension du milieu familial, entre les petits secrets et l’amour qui s’exprime parfois tout croche. C’est surtout le grand émoi de toutes les découvertes, surtout celle de la puissance de l’art, mais aussi celle des désirs qui rapidement s’avèrent hors normes. Imaginez le poids que représente le fait de vivre ça tout seul… Et si nous étions cinq ? Cinq visages pour abriter une seule âme, cinq corps pour raconter une seule existence, singulière, mais à laquelle il est si facile de s’identifier. Cinq voix pour se poser tout haut une question cruciale : faut-il, au seuil de l’âge adulte, rester en marge dans le rêve ou entrer pleinement dans le monde, avec tout ce qu’on est et tout ce qu’on porte ?
Contexte
C’est un garçon que nous connaissons, un jeune homme qui habite la littérature québécoise depuis bientôt un demi-siècle. Il s’agit de « l’enfant de la grosse femme », alter ego littéraire de Michel Tremblay, sorti de sous les jupes de sa mère pour voyager des romans à la scène et vice versa. Le voici éclaté, selon un procédé cher à l’auteur qui l’expérimente depuis son magnifique Albertine en cinq temps, créé en 1984. Qu’arrive-t-il lorsqu’on permet à un personnage de se confronter à lui-même, de se voir et s’entendre, de magnifier sa parole par cinq ? Entre les interprètes Étienne Courville, Élie Dorval, Émile Ouellette, Nour Shoukry et Madani Tall, une même jeunesse mais une pluralité de sensibilités et d’identités pour un chœur d’aujourd’hui. Car si le décor social, les mœurs et les conventions changent, les blessures secrètes et la capacité d’émerveillement demeurent. Vétéran du théâtre de Michel Tremblay, sensible depuis toujours à sa musicalité intrinsèque, René Richard Cyr prend en charge la pleine éclosion de ces Confessions.
Ce qu'en dit l'auteur
Dans ma pièce Albertine en cinq temps, cinq âges différents d’une même femme, interprétés par cinq actrices, se réunissaient pour essayer de reconstruire un être humain complet; dans ma nouvelle pièce, Confessions d’un enfant du siècle dernier – un titre emprunté en partie à Musset –, c’est le contraire : un homme qu’on croit d’âge mûr monologue à cinq voix sur son enfance et son adolescence, c’est-à-dire que cinq acteurs unissent leurs voix pour dire en alternance ce qu’un seul d’entre eux pourrait faire seul, de façon à rapprocher, ce que j’ai fait toute ma vie, le théâtre de la musique. La pièce est découpée en solos, duos, trios, quatuors et quintettes, comme à l’opéra. Le texte pourrait être chanté mais c’est de la musique parlée, un genre théâtral lyrique que dans ma prétention d’artiste je suis convaincu d’avoir inventé. Depuis Marie-Lou, écrite en 1970, j’essaie de trouver une nouvelle structure musicale à chaque pièce que j’écris. Marie-Lou, Bonjour, là, bonjour, Sainte Carmen de la Main, Le vrai monde ?, Albertine en cinq temps, Fragments de mensonges inutiles, L’oratorio de Noël, etc., sont différentes tentatives dans ma recherche d’une musique parlée et je crois que Confessions d’un enfant du siècle dernier est un aboutissement intéressant.

Mot de Geoffrey Gaquère
Codirecteur général et directeur artistique
À venir...

Mot de Michel Tremblay
Auteur
À venir...

Mot de René Richard Cyr
Metteur en scène
On dit que tout se joue avant l’âge de six ans ; or tout ce que l’on vit durant la puberté, l’adolescence et la vie de jeune adulte marque tout aussi profondément les chemins que nous emprunterons. Celles et ceux qui nous élèvent, celles et ceux qui nous croisent et qui, souvent sans le savoir, nous blessent ou nous charment, s’inscrivent également de manière indélébile dans notre mémoire.
Pour sa toute récente pièce, Tremblay puise dans son œuvre quelques perles, revisite des souvenirs, dévoile de nouvelles confessions, partageant avec nous ses fondations, relatant des images, des rencontres ; et si, comme en traversant toute son œuvre, vous changez quelques noms, quelques dates, quelques situations et quelques chemins, vous saurez reconnaître à votre tour le mot, la phrase, le regard, le partage qui a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui. C’est la grâce que je vous souhaite en assistant à ce spectacle.
Merci à Michel Tremblay pour la confiance, merci à André Brassard pour avoir mis le feu à ma vie.
René Richard Cyr
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Appréciation du public
L'Orestie
Voici les résultats de notre sondage éclair d'appréciation mené auprès des spectatrices et spectateurs de notre dernière production, L'Orestie d'Eschyle, dans une adaptation et une mise en scène d'Alice Ronfard
























