LES LUNDIS DU TNM : PLACE AU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL


1969

Dans l’effervescence identitaire et culturelle de la fin des années 60, Jean‑Louis Roux initie Les Lundis du TNM afin de faire découvrir de nouveaux auteurs et de présenter leurs recherches et expérimentations scéniques sur un petit plateau du Théâtre Port-Royal, le Plateau 2. Cette initiative, qui souhaite trouver écho auprès d’un public curieux et avide d’écriture nouvelle, s’ouvre le 10 février avec babababellllll, un spectacle multidisciplinaire tragicomique imaginé par le poète, philosophe et phonéticien rebelle Raôul Duguay. Dans ce spectacle aux monologues multiples, interprétés par trois comédiens qui l’accompagnent sur scène, il met en scène le conflit qui existe entre la langue populaire parlée et la langue littéraire écrite. Il y joue en plus de la trompette aux côtés d’un trio jazz formé de Jacques Valois, à la basse, Pierre Leduc, au piano, et Walter Boudreau, au saxophone, avec qui il vient de fonder L’Infonie. Boudreau, devenu l’une des grandes figures québécoises de la musique contemporaine, signera la musique de L’Asile de la pureté de Claude Gauvreau que dirigera en 2004 Lorraine Pintal. Cette série innovante et audacieuse, controversée, mais saluée par la presse, aura été somme toute de courte durée. D’autres jeunes artistes et groupes y ont participé dont le poète Claude Péloquin, L’Infonie, le Théâtre sans fil qui, par la suite, ont illuminé de leur folie créatrice notre paysage culturel.


« Ce qu’il faut dire ici, c’est le succès de ces deux premiers lundis du TNM avec Raôul Duguay. Où le théâtre, remis en cause, sortait de ses pièges habituels. Moins écorché que vif. (…) La participation des musiciens est certes remarquable. Et celle du public irrésistible. Car le spectacle de Duguay a un impact unique où le poète retrouve pour nous les clés de la liberté. » Jean Royer, Le Devoir 12 mars 1969


Raôul Duguay et Walter Boudreau, © Archives Le Devoir


LE TNM DE JEAN-LOUIS-ROUX


LES LUNDIS DU TNM : PLACE AU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL


1969

Dans l’effervescence identitaire et culturelle de la fin des années 60, Jean‑Louis Roux initie Les Lundis du TNM afin de faire découvrir de nouveaux auteurs et de présenter leurs recherches et expérimentations scéniques sur un petit plateau du Théâtre Port-Royal, le Plateau 2. Cette initiative, qui souhaite trouver écho auprès d’un public curieux et avide d’écriture nouvelle, s’ouvre le 10 février avec babababellllll, un spectacle multidisciplinaire tragicomique imaginé par le poète, philosophe et phonéticien rebelle Raôul Duguay. Dans ce spectacle aux monologues multiples, interprétés par trois comédiens qui l’accompagnent sur scène, il met en scène le conflit qui existe entre la langue populaire parlée et la langue littéraire écrite. Il y joue en plus de la trompette aux côtés d’un trio jazz formé de Jacques Valois, à la basse, Pierre Leduc, au piano, et Walter Boudreau, au saxophone, avec qui il vient de fonder L’Infonie. Boudreau, devenu l’une des grandes figures québécoises de la musique contemporaine, signera la musique de L’Asile de la pureté de Claude Gauvreau que dirigera en 2004 Lorraine Pintal. Cette série innovante et audacieuse, controversée, mais saluée par la presse, aura été somme toute de courte durée. D’autres jeunes artistes et groupes y ont participé dont le poète Claude Péloquin, L’Infonie, le Théâtre sans fil qui, par la suite, ont illuminé de leur folie créatrice notre paysage culturel.


« Ce qu’il faut dire ici, c’est le succès de ces deux premiers lundis du TNM avec Raôul Duguay. Où le théâtre, remis en cause, sortait de ses pièges habituels. Moins écorché que vif. (…) La participation des musiciens est certes remarquable. Et celle du public irrésistible. Car le spectacle de Duguay a un impact unique où le poète retrouve pour nous les clés de la liberté. » Jean Royer, Le Devoir 12 mars 1969


Raôul Duguay et Walter Boudreau, © Archives Le Devoir


LE TNM DE JEAN-LOUIS-ROUX



1968

DE L’IMPORTANCE DU PUBLIC

1968

1970

JEAN‑PIERRE RONFARD, LA CONSCIENCE DE JEAN‑LOUIS ROUX

1970

1970

JEUX DE MASSACRE ET LA CRISE D’OCTOBRE

1970