Programme du spectacle

Quichotte


   
D’après Cervantes
Adaptation Rébecca Déraspe
Idée originale et mise en scène Frédéric Bélanger


Sous la folie : l’utopie ✹ Avec ce Quichotte, on saute dans le temps, passant du 17e siècle et son univers chevaleresque déjà suranné, au 20e siècle dans une Espagne où la Guerre civile s’installe. Alors que les hommes de lettres sont perçus comme de potentiels éléments subversifs, Alonso Quichano, professeur de littérature, a trouvé refuge dans la célèbre maison close de Madame Petit, dernier rempart de liberté, pendant que dehors souffle un vent de répression. Employé comme concierge, il fait la lecture des ouvrages interdits aux pensionnaires du bordel. Cependant, les événements tragiques qui secouent la société menacent d’entrer jusque dans son refuge et Alonso, n’écoutant que son courage légendaire, se fait armer chevalier par la tenancière du bordel et, en bon redresseur de torts, se lance à l’aventure pour combattre l’intolérance et l’injustice. Et qu’importe si l’ennemi n’est qu’un ventilateur, et les gentes dames, les filles de joie. L’utopie doit‑elle se déguiser en folie pour nous libérer ? La naïveté serait‑elle la meilleure façon d’échapper au mal ? ✹ Frédéric Bélanger et Rébecca Déraspe, le duo qui nous avait ébloui avec leur Nuit des rois en 2022, s’est de nouveau réuni pour cette réécriture éclatante et éclatée de Don Quichotte. Pour en incarner les personnages mythiques, Normand D’Amour en Quichotte, Benoit McGinnis en Sancho Pança, et Marie‑Andrée Lemieux en Dulcinée. Et Madame Petit? Debbie Lynch‑White !

— Michelle Chanonat


Quichotte
© Jean-François Gratton

Quichotte
© Jean-François Gratton

Programme du spectacle

Quichotte


   
D’après Cervantes
Adaptation Rébecca Déraspe
Idée originale et mise en scène Frédéric Bélanger

Sous la folie : l’utopie ✹ Avec ce Quichotte, on saute dans le temps, passant du 17e siècle et son univers chevaleresque déjà suranné, au 20e siècle dans une Espagne où la Guerre civile s’installe. Alors que les hommes de lettres sont perçus comme de potentiels éléments subversifs, Alonso Quichano, professeur de littérature, a trouvé refuge dans la célèbre maison close de Madame Petit, dernier rempart de liberté, pendant que dehors souffle un vent de répression. Employé comme concierge, il fait la lecture des ouvrages interdits aux pensionnaires du bordel. Cependant, les événements tragiques qui secouent la société menacent d’entrer jusque dans son refuge et Alonso, n’écoutant que son courage légendaire, se fait armer chevalier par la tenancière du bordel et, en bon redresseur de torts, se lance à l’aventure pour combattre l’intolérance et l’injustice. Et qu’importe si l’ennemi n’est qu’un ventilateur, et les gentes dames, les filles de joie. L’utopie doit‑elle se déguiser en folie pour nous libérer ? La naïveté serait‑elle la meilleure façon d’échapper au mal ? ✹ Frédéric Bélanger et Rébecca Déraspe, le duo qui nous avait ébloui avec leur Nuit des rois en 2022, s’est de nouveau réuni pour cette réécriture éclatante et éclatée de Don Quichotte. Pour en incarner les personnages mythiques, Normand D’Amour en Quichotte, Benoit McGinnis en Sancho Pança, et Marie‑Andrée Lemieux en Dulcinée. Et Madame Petit? Debbie Lynch‑White !

— Michelle Chanonat

Geoffrey Gaquère
© Éva-Maude TC

Mot de Geoffrey Gaquère


Directeur artistique et codirecteur général du TNM

Cher public,

Avec Quichotte, nous avons le bonheur de vous convier à une aventure théâtrale qui célèbre autant la puissance de l’imaginaire que la virtuosité des artistes qui lui donnent vie.

Je veux d’abord saluer le remarquable travail d’adaptation de Rébecca Déraspe qui réussit à faire entendre avec sensibilité toute la force de l’œuvre de Cervantes. Sous sa plume, ce monument de la littérature devient une matière profondément ancrée dans notre présent.

La direction de Frédéric Bélanger et le travail des concepteurs et des conceptrices déploient un univers à la fois ludique et poignant, où l’espace scénique devient le terrain de jeu d’une quête aussi dérisoire que nécessaire.

Sur scène, les interprètes donnent corps à cette fresque humaine avec une générosité rare. Et comment ne pas souligner la présence exceptionnelle de Normand D'Amour et de Benoit McGinnis, dont le talent, la sensibilité et la singularité portent ce spectacle avec éclat.

Car au cœur de Quichotte réside une force essentielle : celle du rêve. Rêver plus grand que soi, refuser le cynisme, croire encore à la beauté et à l’idéal ; voilà peut-être l’acte le plus courageux qui soit. C’est cette force, profondément humaine, que nous vous invitons à partager ce soir.

Je terminerai en saluant ici toute l’équipe du TNM, ainsi que Lorraine Pintal qui, avec Quichotte, conclut sa dernière programmation.

Pour ma part, je vous invite à découvrir la nouvelle saison 2026-2027 que j’ai eu le bonheur de préparer pour vous.

À toutes et à tous, bon spectacle et au grand plaisir de vous retrouver dès la rentrée.

Geoffrey Gaquère

La Presse
La Presse

La Presse
La Presse

Rébecca Déraspe
© Lucas Harrison Rupnik

Mot de Rébecca Déraspe


Adaptation

Ce n’est certes pas très habituel, mais me voilà obligée de commencer cette brève déclaration par une anecdote.

Je suis toute à l’écriture d’une énième version de la pièce, engouffrée à l’intérieur de moi-même et de mon divan. Les routes de l’écriture sont parfois frappées par un soleil vif et d’autres fois, elles sont foudroyées par la brume opaque du désarroi. Qu’on les traverse à cheval ou à clavier. Ce jour-là, je décide d’allumer des chandelles pour m’aider à voir à travers le brouillard. Je tape et galope et hésite et chevauche quand tout à coup, on frappe à ma porte.

Je pose l’ordinateur sur la table du salon et vais ouvrir. Fausse adresse. L’inconnu repart.

Je retourne au salon. Je m’arrête, pétrifiée. Mon ordinateur brûle. Attaqué par la flamme d’une chandelle.

Est-ce les enchanteurs qu’affronte Quichotte qui s’en prennent à moi ? Ou est-ce que la légende serait vraie ? Cervantes aurait déclaré, sur son lit de mort : « …et que Dieu maudisse celui qui tentera de corriger ou de prolonger mon Quichotte ! »

Cette finale toute en fumée fut précédée de mille autres infortunes et je n’ai pas assez de temps pour vous en faire le récit fidèle. Quichotte et Sancho s’impatientent derrière le rideau.

Mais !

Je ne vais pas jouer d’imprudence et je vais tout de même m’adresser à Cervantes qui attend sûrement le bon moment pour faire s’effondrer un spot de lumière sur la scène.

Cher Cervantes,

À vous qui avez donné vie et fiction à un mythe immortel, merci. Je vous rassure tout de suite : je n’ai ni voulu corriger votre œuvre, ni voulu la prolonger. Au contraire. J’ai plutôt essayé d’en comprendre le moteur, de le réactiver, pour qu’il puisse nourrir la marche du monde qui titube. Au-delà de la figure de Quichotte qui se bat contre des moulins à vent, j’ai eu besoin de le regarder dans les yeux et de lui demander : qu’as-tu à nous dire aujourd’hui ? Parce que si son indignation est grande et nécessaire, votre voix à vous, Cervantes, me chuchote qu’elle est peut-être dangereuse et facile si elle n’est pas accompagnée de réflexion. Pour qu’enfin on puisse passer à l’action.

Et puisque, comme vous nous l’avez si bien enseigné, il ne suffit pas de vouloir le bien pour le faire, aidez-nous à organiser la résistance face aux montées vertigineuses des violences contemporaines.

Rébecca Déraspe

PS. Euh ? Cervantes ? Il s’est passé quoi avec la figure de Dulcinée ? Une femme à qui on ne donne ni chair ni désir ? Désirée mais jamais désirante ? Qui fait rire de bon cœur quand on se rend compte qu’elle serait en fait une paysanne un peu ronde ? Parce que quoi ? Qu’est-ce qui est si drôle ? Vous savez où j’habite si vous voulez débattre – oui oui, c’est la même adresse où vous avez tenté un autodafé préventif.

Frédéric Bélanger
© Bonnallie Brodeur

Mot de Frédéric Bélanger


Idée originale et mise en scène

Cher public,

Depuis longtemps, ici comme ailleurs, je me sens comme un témoin silencieux.

Impuissant.

Je vois. J’entends.

Certains demandent de se lever, de résister, de s’armer.

D’autres d’ignorer, de patienter, d’abandonner.

Mais que faire devant l’impensable ?

Devant l’inimaginable ?

Est ce moi, ou les moulins se sont transformés en êtres habités — respirants, éprouvants ?

Aujourd’hui, ici, je tente une parole.

Vivante. Incarnée.

Une position qui repose sur un seul mot : AIMER.

Ce soir, nous nous tenons la main pour vous raconter notre Quichotte.

Après nous être échoué·es sur les rivages de l'Illyrie, avoir dansé dans la salle de bal de Pemberley, Rébecca Déraspe nous offre une chevauchée vers l’impossible.

Et si cet impossible était l'élan d’une imagination collective tournée vers la lumière ?

Et si ce n’était qu’une question de VENT ?

L’équipe et moi avons travaillé avec cœur et solidarité, depuis des semaines, pour être à la hauteur des mots de son autrice.

Ceux qui osent.

Ceux qui interrogent.

Ceux qui aiment.

Je tiens à remercier Lorraine Pintal pour la vision, la proposition et la confiance.

À Geoffrey, qui a su prendre le relais et nous accompagner avec passion, justesse et bienveillance.

À toute l’équipe du TNM, qui sait nous accueillir comme nulle autre.

À notre Dulcinée de l'ombre, précieuse Marie-Hélène Dufort.

À notre chevalier D’Amour, qui a combattu bien des tarasques en répétition, toujours avec plaisir et panache — je n’aurais jamais fait cette croisade sans toi.

À l’ami McGinnis, pour son humanité, son humour et ses réponses à tous mes textos, peu importe l’heure de la nuit.

À cette équipe prodigieuse de fous magnifiques, qui a embrassé cette proposition singulière avec un talent immense.

Et finalement à Martin, Yann, Maryse, Claudine, Geneviève, Audrey et Sarah... le TAQP fête cette année 20 ans de rêves et d'utopies ! Soyons fiers. Soyons heureux.

MERCI.

Je vous aime.

Fred

Équipe de création



Assistance à la mise en scène
Marie‑Hélène Dufort

Décor et accessoires
Francis Farley‑Lemieux

Costumes et coiffures
Jonathan Beaudoin

Assistante aux costumes
Mélanie Beauvais

Éclairages
Chantal Labonté


Musique originale
Gustafson
(Adrien Bletton et Jean‑Philippe Perras)

Chorégraphies
Yann Aspirot

Maquillages
Audrey Toulouse

Perruques
Sarah Tremblay

Accompagnement dramaturgique
Ricard Soler Mallol

Équipe de création


Assistance à la mise en scène
Marie‑Hélène Dufort

Décor et accessoires
Francis Farley‑Lemieux

Costumes et coiffures
Jonathan Beaudoin

Assistante aux costumes
Mélanie Beauvais

Éclairages
Chantal Labonté

Musique originale
Gustafson
(Adrien Bletton et Jean‑Philippe Perras)

Chorégraphies
Yann Aspirot

Maquillages
Audrey Toulouse

Perruques
Sarah Tremblay

Accompagnement dramaturgique
Ricard Soler Mallol

Collaborations à la production



Consultante pôle
Catherine Beauchemin

DÉCOR

Réalisé par
Les productions Yves Nicol inc.

Directeur des opérations
Patrick Perrin

Chargé de projet
Pierre Dufour

Chef menuisier
Laurent Rivard

Chef soudeur
Ian Gravel

Département artistique
Bruno Rathbone
Mélanie Oliveira de Castro
Gantulga Temendemberel

Menuisières et menusiers
Joëlle Desjardins
Lilian Gourbin
Rodrigo Salgado Mendès
Mirehsan Moaddad
Mathieu Bernier

Soudeur
Louis-Marc Plante

Dessins
Georges Papachristou


COSTUMES

Atelier Feeling par Mathieu Caron :
Audrey Sawyer
Charlie Pitre
Isabelle Langevin
Lucie Geneau
Lynne Quesnel
Oualida Bouzidi
Yuliia Kusmenko
Lysandre Gauthier
Marie-France Auclair
Paola Lopez
Emma Sharp
Marc-André Paradis Garon

Merci à L’Opéra Bouffe du Québec pour le prêt d'éléments de costumes.

Perruques & Co inc.

Coiffure de Métushalème Dary
Sess "Misss Ladyblu" Elusma

MUSIQUE


Merci à
Philippe Beaudin
Steeven Chouinard
José Major
Martin Lachapelle
Rami Renno

REMERCIEMENTS


Milan Pole Dance Studio
Softbox


ÉQUIPE DE SCÈNE

Chef machiniste
Marc Barsalou

Chef accessoiriste
Patrick Carroll

Chef éclairagiste
Geoffrey Frood

Chef sonorisateur
Philippe Robert

Cheffe habilleuse
Pascale Bassani

COLLABORATIONS AUX COMMUNICATIONS

Agence de communication graphique
Compagnie et cie

Photographe affiches
Jean-François Gratton,
shoot studio

Photographe de scène
Yves Renaud

Agence web
ctrlweb

Billetterie infonuagique
Outbox technologies

Collaborations à la production


Consultante pôle
Catherine Beauchemin

DÉCOR

Réalisé par
Les productions Yves Nicol inc.

Directeur des opérations
Patrick Perrin

Chargé de projet
Pierre Dufour

Chef menuisier
Laurent Rivard

Chef soudeur
Ian Gravel

Département artistique
Bruno Rathbone
Mélanie Oliveira de Castro
Gantulga Temendemberel

Menuisières et menusiers
Joëlle Desjardins
Lilian Gourbin
Rodrigo Salgado Mendès
Mirehsan Moaddad
Mathieu Bernier

Soudeur
Louis-Marc Plante

Dessins
Georges Papachristou

COSTUMES

Atelier Feeling par Mathieu Caron :
Audrey Sawyer
Charlie Pitre
Isabelle Langevin
Lucie Geneau
Lynne Quesnel
Oualida Bouzidi
Yuliia Kusmenko
Lysandre Gauthier
Marie-France Auclair
Paola Lopez
Emma Sharp
Marc-André Paradis Garon

Merci à L’Opéra Bouffe du Québec pour le prêt d'éléments de costumes.

Perruques & Co inc.

Coiffure de Métushalème Dary
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Steeven Chouinard
José Major
Martin Lachapelle
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Chef machiniste
Marc Barsalou

Chef accessoiriste
Patrick Carroll

Chef éclairagiste
Geoffrey Frood

Chef sonorisateur
Philippe Robert

Cheffe habilleuse
Pascale Bassani

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Jean-François Gratton,
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Photographe de scène
Yves Renaud

Agence web
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Grand partenaire de saison


HYDRO-QUÉBEC

Grand partenaire annuel


POWER CORPORATION DU CANADA

Transporteur officiel


AIR CANADA


Grands collaborateurs


ASTRAL

LA PRESSE

RADIO-CANADA

TÉLÉ-QUÉBEC

Partenaires de services


CINÉMA CINÉMA

HÔTEL ZERO1

LIBRAIRIE RENAUD-BRAY

UQAM


Partenaires gouvernementaux


CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC

CONSEIL DES ARTS DU CANADA

CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL

MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC

PATRIMOINE CANADIEN

VILLE DE MONTRÉAL

Partenaires de la médiation culturelle


LA CAISSE

Que notre joie demeure


Appréciation du public

Voici les résultats de notre sondage éclair d'appréciation mené auprès des spectatrices et spectateurs de notre dernière production, Que notre joie demeure, d'après le roman de Kev Lambert publié chez Héliotrope, dans une adaptation et une mise en scène de Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais.