Programme de soirée

Lysis


Une création de Fanny Britt et Alexia Bürger
Mise en scène Lorraine Pintal

Une production du Théâtre du Nouveau Monde
En collaboration avec


Argument

Le jour, Lysis travaille comme cadre dans une grande entreprise dirigée par Victor Forest. Le soir, elle rejoint Cléo, Myra, Atlanta, Ananke au sein d’un groupe d’activistes féministes qui travaillent à contrer le système à coups d’actes de sabotage et de dénonciations anonymes. La nuit, elle se réfugie auprès d’Eluan, son allié et son amoureux. Lorsque la décision est prise d’entraîner la population féminine dans une grève de la natalité, Lysis sent enfin la possibilité d’un véritable changement : refuser d’enfanter, n’est-ce pas le moyen de pression le plus convaincant pour les femmes de freiner le cycle de la violence ? D’abord moqueurs devant cet élan extrémiste qu’ils jugent inoffensif, Victor Forest et son Boys Club constatent bientôt qu’il prend une ampleur affolante. La sœur de Victor, Cora, ouvertement opposée au style de gestion de son frère, se range derrière la cellule des militantes. Dans les hautes sphères des pouvoirs économique et politique, on tente par tous les moyens de faire cesser le mouvement et de connaître l’identité de ses instigatrices. La grève de la natalité ébranle les convictions : les hommes qui entourent les militantes cherchent comment être des alliés dans cette lutte radicale. Les autres voient leur empire menacé et sentent doucement leurs privilèges glisser entre leurs mains. Les femmes devront quant à elles se positionner : refuser la vie est-il un moyen de la sauver ? Lysis donne la parole aux femmes qui résistent, qui militent pour la paix et la justice sociale mais, surtout, contre le sort que subissent encore trop de femmes dans un monde où la parité n’est pas encore gagnée.


Lysis
Photo Jean-François Gratton, une communication compagnie et cie

Programme de soirée

Lysis


Une création de Fanny Britt et Alexia Bürger
Mise en scène Lorraine Pintal

Une production du Théâtre du Nouveau Monde


Argument

Le jour, Lysis travaille comme cadre dans une grande entreprise dirigée par Victor Forest. Le soir, elle rejoint Cléo, Myra, Atlanta, Ananke au sein d’un groupe d’activistes féministes qui travaillent à contrer le système à coups d’actes de sabotage et de dénonciations anonymes. La nuit, elle se réfugie auprès d’Eluan, son allié et son amoureux. Lorsque la décision est prise d’entraîner la population féminine dans une grève de la natalité, Lysis sent enfin la possibilité d’un véritable changement : refuser d’enfanter, n’est-ce pas le moyen de pression le plus convaincant pour les femmes de freiner le cycle de la violence ? D’abord moqueurs devant cet élan extrémiste qu’ils jugent inoffensif, Victor Forest et son Boys Club constatent bientôt qu’il prend une ampleur affolante. La sœur de Victor, Cora, ouvertement opposée au style de gestion de son frère, se range derrière la cellule des militantes. Dans les hautes sphères des pouvoirs économique et politique, on tente par tous les moyens de faire cesser le mouvement et de connaître l’identité de ses instigatrices. La grève de la natalité ébranle les convictions : les hommes qui entourent les militantes cherchent comment être des alliés dans cette lutte radicale. Les autres voient leur empire menacé et sentent doucement leurs privilèges glisser entre leurs mains. Les femmes devront quant à elles se positionner : refuser la vie est-il un moyen de la sauver ? Lysis donne la parole aux femmes qui résistent, qui militent pour la paix et la justice sociale mais, surtout, contre le sort que subissent encore trop de femmes dans un monde où la parité n’est pas encore gagnée.

Mot de Lorraine Pintal


Metteuse en scène et codirectrice générale et artistique du TNM

À la mémoire de Pierre Voyer, chef des chœurs de Lysis.

« Ils font le monde sans nous.
Nous arrêterons de faire le monde. 
»
— Lysistableau 3

Printemps 2019 : nous nous préparons fébrilement à faire le premier filage de Lysis, création de Fanny Britt et Alexia Bürger dans l’ancienne salle de répétition du TNM. Le couperet tombe à midi. Les personnes âgées de soixante-dix ans et plus doivent s’astreindre au confinement de peur que le COVID-19 ne frappent les êtres les plus vulnérables. Lysis est une pièce épique qui rassemble une quinzaine d’artistes interprètes de toutes les générations, d’écoles de pensée distinctes, de cultures diverses. Nous sommes tétanisé·es.

Janvier 2022 : après un répit salutaire qui a permis la réouverture des salles de spectacles, à quelques jours du montage sur scène, autre coup au cœur. Les théâtres doivent fermer leurs portes en raison d’une recrudescence du virus. En réduisant les équipes, une vidéo documentaire a pu être réalisée laissant quelques traces de ce mouvement créatif collectif.

Printemps 2023 : la pandémie est derrière nous ou presque… rencontre au sommet entre les autrices et moi. Doit-on reprendre le processus de création ? Est-ce que les luttes féministes sont toujours d’actualité ? Une grève de la natalité est-elle encore un recours pour empêcher la violence faite au corps des femmes ? On répond oui à toutes les questions et on reprend la marche des femmes vers l’affranchissement, la liberté.

On doit dire adieu à des comédiens et des comédiennes auxquel·les nous sommes toutes et tous attaché·es et qui ont vécu les premiers balbutiements de la pièce.

Cependant, le théâtre vivant renaît. Le public fréquente les théâtres avec un enthousiasme renouvelé qui nous émeut. D’autres acteurs, actrices, musiciennes s’ajoutent à la distribution initiale. Toute la troupe est éblouissante d’inventivité et fait preuve d’une solidarité à toute épreuve.

Au moment où vous, cher public, allez pénétrer dans notre théâtre, c’est à cette longue mais passionnante démarche de création que vous allez adhérer. Quel luxe de pouvoir explorer différentes avenues, de prendre le temps d’expérimenter, de tester des pistes d’écriture avec Fanny et Alexia, infatigables autrices toujours à la recherche du mot juste, du rythme sensible, des personnages vrais, authentiques !

En écrivant ces lignes autant à titre de directrice que de metteuse en scène, d’autres questions surgissent, dont la plus fondamentale : pourquoi je tiens tant à faire du théâtre ? Qu’est-ce qui fait que j’y crois encore davantage qu’il y a cinquante ans alors que je débutais dans ce métier ? Quel rôle peut-il encore jouer dans une société branchée aux réseaux sociaux, à TikTok, Instagram, Facebook, etc. ? Pourquoi aurai-je toujours la piqûre des planches, celle dont ne se sèvre jamais?

La réponse, tout comme la citation du début, se trouve dans le manifeste du tableau 6 intitulé : Toutes des folles !

« Les fruits de notre révolte nourriront nos enfants futurs
Sans honte, nous voulons regarder l’avenir dans les yeux »

Il s’agit donc d’une question de legs, d’héritage, de transmission, car en programmant Lysis pour une 3e fois, j’ai la conviction profonde qu’à travers les voix des femmes d’aujourd’hui, vous entendrez celle d’une communauté bouillonnante d’activités, exerçant une influence certaine sur le monde. L’appel de Lysis à la solidarité des femmes est puissant. Le chant des chœurs qui ponctue la pièce et la ritualisation de la mise en espace servent la théâtralité du récit. Le fait de réunir sur une même scène des artistes de la diversité culturelle impose un respect de leur démarche. Le travail sur les corps chorégraphié avec sensibilité par Jocelyne Montpetit, l’intégration de la vidéo créée par Lionel Arnould, la conception musicale réalisée par Philippe Brault, la scénographie qui nous rapproche de l’installation visuelle signée par Dominique Blain et les lumières de Martin Sirois, tous ces aspects de l’œuvre théâtrale contribuent à renforcer le caractère épique du récit et à lier l’intime au collectif.

Vous l’aurez compris, cette création qui clôture la 73e saison du TNM célèbre cet art du rassemblement qu’est le théâtre. Autour des cellules de création et d’interprétation se greffent les équipes du TNM énergiques et dévouées. La collaboration avec le Centre des Femmes de Montréal ajoute une dimension sociale nécessaire à l’évolution de la cause féministe.

Si je fais encore du théâtre, c’est pour qu’il puisse nous instruire mutuellement dans la douceur et le respect. Uni·es par un idéal commun, nous devrions arriver à changer la face du monde.

Lorraine Pintal

Je remercie les comédiens et comédiennes qui ont dû abandonner la production, au fil des annulations :
Vincent Bilodeau, Anne-Élisabeth Bossé, France Castel, Pierre Curzi, Karine Gonthier-Hyndman, Soleil Launière, Étienne Lou, David Savard, Mani Soleymanlou, Manuel Tadros, Marie Tifo, Tatiana Zinga Botao.

Fanny Britt et Alexia Bürger
© Justine Latour | Le Petit Russe

Mot de Fanny Britt et Alexia Bürger


Autrices

Nous voulions plonger – replonger, faudrait-il écrire, en ce qui nous concerne – au cœur de la question qui nous obsède et nous semble la plus évocatrice de notre époque : arrimer les idéaux collectifs aux intérêts personnels est-il possible ? Y a-t-il vraiment moyen d’utiliser le pouvoir pour faire mieux ? Notre Lysis, nous la souhaitions ardente et affirmée, forte de ses convictions et surtout, forte de ce que les autres femmes ont construit avant ou avec elle – mais nous la rêvions d’abord vulnérable, faillible, loin de la définition classique et – oserons-nous – masculine du héros qui conquiert tout et réussit à sauver le monde à lui seul tout en trouvant le temps de séduire une damoiselle en détresse on the side. Nous n’avions que faire de simplement déplacer le curseur, de draper les anciens modèles dans de nouveaux costumes.

Nous voulions parler de la force du nombre. Rendre hommage à ces mouvements qui partent la plupart du temps du bas, de la communauté, d’un grondement viscéral et collectif auquel on ne saurait – ni ne voudrait – attribuer un chef.

Nous voulions rappeler la fragilité des convictions quand elles se fracassent à nos rêves et démons les plus intimes. Délaisser l’idée mise de l’avant dans la comédie antique d’Aristophane voulant que la sexualité soit l’arme la plus efficace des femmes contre les hommes, et réfléchir à cet autre levier, fondamental, à la fois indispensable à la survie de l’humanité et si souvent contrôlé par les tenants du pouvoir : celui d’enfanter.

Nous voulions nous demander si la capacité de porter des enfants qui, malgré les avancées exceptionnelles de la science, est encore réservée aux porteuses d’utérus, pouvait passer d’asservissement à prise de pouvoir, de fardeau à affranchissement.

Nous voulions parler d’amour, aussi.

Celui entre êtres humains de bonne volonté.

Celui qui n’a pas envie de se marchander.

Nous voulions une place publique vibrant aux cris véritables de la colère et de l’humanité.

Nous voulions entendre scander : que feras-tu de ton pouvoir ?

Et puis, de proche en proche, que ça se mette singulièrement à ressembler au chant de la libération.

Fanny Britt et Alexia Bürger

Équipe de création



Texte
Fanny Britt et Alexia Bürger

Mise en scène
Lorraine Pintal

Assistance à la mise en scène et régie
Bethzaïda Thomas

Décor
Dominique Blain

Costumes et coiffures
Marie Chantale Vaillancourt

Éclairages
Martin Sirois


Musique originale
Philippe Brault 
* Une sorcière comme les autres, d'Anne Sylvestre (1975)

Conception vidéo
Lionel Arnould       

Chorégraphies
Jocelyne Montpetit

Accessoires
Claire Renaud et Karine Cusson 

Maquillages
Jacques-Lee Pelletier     

Équipe de création


Texte
Fanny Britt et Alexia Bürger

Mise en scène
Lorraine Pintal

Assistance à la mise en scène et régie
Bethzaïda Thomas

Décor
Dominique Blain

Costumes
Marie Chantale Vaillancourt

Éclairages
Martin Sirois

Musique originale
Philippe Brault 
* Une sorcière comme les autres, d'Anne Sylvestre (1975)

Conception vidéo
Lionel Arnould       

Chorégraphies
Jocelyne Montpetit

Accessoires
Claire Renaud et Karine Cusson 

Maquillages
Jacques-Lee Pelletier     

Collaborations à la production


DÉCOR


Réalisé par
Les productions Yves Nicol inc.

Directeur des opérations
Patrick Perrin

Chargé de projet et dessins
Pierre Dufour

Chef menuisier
Laurent Rivard

Chef soudeur
Yannick Théroux-Lavallée

Département artistique
Jonathan Charland
Bruno Rathbone

Menuisiers
Corentin Jacotot
Frederic Rochon
Rodolphe Capozzi

Soudeur
Ian Gravelle

Peintres scéniques
Mélanie Oliveira de Castro
Gantulga Temendemberel

Dessins
Georges Papachristou


ACCESSOIRES


Divan - recouvrement et capitonnage
Geneviève Parent

Sentinelles - confection
Gabriel Duquette


COSTUMES


Assistance aux costumes
Pascale Bassani
Carole Castonguay

Atelier Dominique Dubé
Dominique Dubé
Michel Savoie
Martine Dubé
Marie-Claude Jalbert
Nathon Kong


COIFFURES


Réalisation des coupes et coiffures
Stéphanie Bourgault

Perruques
Sarah Tremblay
assistée de
Sess Elusma


MAQUILLAGES


Assistance aux maquillages
Dianne Lapointe


VIDÉO


Vidéo émeutes 
Pascal Marchand


ÉCORESPONSABILITÉ


Accompagnement en écoresponsabilité
Ecoscéno



COLLABORATIONS AUX COMMUNICATIONS


Agence de communication graphique+
Compagnie et cie

Service de presse
Martine Laforce,
Roy & Turner communications

Photographe affiches
Jean-François Gratton,
shoot studio

Photographe de scène
Yves Renaud

Agence web
ctrlweb

Billetterie infonuagique
Outbox technologies


ÉQUIPE DE SCÈNE


Chef machiniste
Marc Barsalou

Chef éclairagiste
Geoffrey Frood

Chefs son
Maxime Gamache
Paul Lepage

Chef vidéo
François Mitchell

Chef accessoiriste
Marc Raymond

Cheffe habilleuse
Michelle Brulé

Collaborations à la production



DÉCOR


Réalisé par
Les productions Yves Nicol inc.

Directeur des opérations
Patrick Perrin

Chargé de projet et dessins
Pierre Dufour

Chef menuisier
Laurent Rivard

Chef soudeur
Yannick Théroux-Lavallée

Département artistique
Jonathan Charland
Bruno Rathbone

Menuisiers
Corentin Jacotot
Frederic Rochon
Rodolphe Capozzi

Soudeur
Ian Gravelle

Peintres scéniques
Mélanie Oliveira de Castro
Gantulga Temendemberel

Dessins
Georges Papachristou


ACCESSOIRES


Divan - recouvrement et capitonnage
Geneviève Parent

Sentinelles - confection
Gabriel Duquette


COSTUMES


Assistance aux costumes
Pascale Bassani
Carole Castonguay

Atelier Dominique Dubé
Dominique Dubé
Michel Savoie
Martine Dubé
Marie-Claude Jalbert
Nathon Kong


COIFFURES


Réalisation des coupes et coiffures
Stéphanie Bourgault

Perruques
Sarah Tremblay
assistée de
Sess Elusma


MAQUILLAGES


Assistance aux maquillages
Dianne Lapointe


VIDÉO


Vidéo émeutes 
Pascal Marchand


ÉCORESPONSABILITÉ


Accompagnement en écoresponsabilité
Ecoscéno


COLLABORATIONS AUX COMMUNICATIONS


Agence de communication graphique+
Compagnie et cie

Service de presse
Martine Laforce,
Roy & Turner communications

Photographe affiches
Jean-François Gratton,
shoot studio

Photographe de scène
Yves Renaud

Agence web
ctrlweb

Billetterie infonuagique
Outbox technologies


ÉQUIPE DE SCÈNE


Chef machiniste
Marc Barsalou

Chef éclairagiste
Geoffrey Frood

Chefs son
Maxime Gamache
Paul Lepage

Chef vidéo
François Mitchell

Chef accessoiriste
Marc Raymond

Cheffe habilleuse
Michelle Brulé

Merci à nos partenaires !


Grand partenaire de saison


HYDRO-QUÉBEC

Partenaire annuel


POWER CORPORATION DU CANADA

Partenaires de production


BMO GROUPE FINANCIER
DESJARDINS

Transporteur officiel


AIR CANADA

Grands collaborateurs


ASTRAL
LA PRESSE
RADIO-CANADA

Partenaires de services


CINÉMA BEAUBIEN, DU PARC ET DU MUSÉE
COMPLEXE DESJARDINS
LIBRAIRIE RENAUD-BRAY

UQAM

Partenaires gouvernementaux


CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC 
CONSEIL DES ARTS DU CANADA 
CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL 
MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC 
PATRIMOINE CANADIEN 
VILLE DE MONTRÉAL

Remerciements


à tous les interprètes et collaborateurs de la première étape de création (2022)

INTERPRÈTES
Vincent Bilodeau, Pierre Curzi, Karine Gonthier-Hyndman, David Savard, Marie Tifo, Émilie Proulx, Adèle Trottier-Rivard

CHEFFE DES CHŒURS
Adèle Trottier-Rivard

PERRUQUES
Rachel Tremblay

COIFFURES
Stéphane Scotto Di Cesare

COSTUMES
Chantal Bachand, Carole Desmarais, Pascal Labelle, Anne Remillard

Le père


Appréciation du public

Voici les résultats de notre sondage éclair d'appréciation mené auprès des spectatrices et spectateurs de notre dernière production, Le père de Florian Zeller, dans une mise en scène d'Édith Patenaude.